« Mon Wi-Fi est nul » est rarement un problème de Wi-Fi. C'est généralement un problème d'emplacement, de fréquence, de canal ou de matériel. Voici la méthode que j'utilise sur le terrain pour fiabiliser une connexion en moins d'une heure.
Étape 1 : tester la connexion en filaire
Avant de blâmer le Wi-Fi, branchez un PC en câble Ethernet directement sur le routeur et lancez un test sur ipv6-test.com ou Speedtest. Si le débit filaire est correct, le problème vient bien du sans-fil.
Étape 2 : vérifier la bande de fréquence
La 2,4 GHz porte loin mais traverse mal les murs et est saturée par les voisins, les babyphones, les fours à micro-ondes. La 5 GHz est plus rapide mais a une portée plus courte. Le 6 GHz (Wi-Fi 6E) est la nouvelle bande quasi vide en 2026.
Étape 3 : choisir le bon canal
L'IBPT (régulateur belge) rappelle que les bandes Wi-Fi sont partagées. Avec une appli comme WiFi Analyzer (Android), repérez les canaux saturés et passez votre routeur sur un canal libre. Sur 2,4 GHz, privilégiez 1, 6 ou 11.
Étape 4 : positionner le routeur
Au centre du logement, en hauteur, loin des murs porteurs en béton, des miroirs et des aquariums (l'eau absorbe le signal). Pas dans un placard, pas derrière la TV.
Étape 5 : envisager un système maillé (mesh)
Pour les maisons de plus de 100 m² ou les étages, un kit mesh (Eero, TP-Link Deco, Asus ZenWiFi) à 2 ou 3 nœuds résout 80 % des cas. Comptez 200 à 400 €.
Étape 6 : les pièges courants
Boîtier ADSL ou fibre du fournisseur en mode bridge si vous avez un meilleur routeur. Wi-Fi caché peut paradoxalement ralentir certains appareils. WPA3 est obligatoire en 2026 pour la sécurité, le WEP et le WPA1 sont à désactiver.
Quand appeler un pro ?
Si après ces étapes la situation ne s'améliore pas, c'est souvent qu'il faut une analyse spectrale et un repositionnement physique. Un déplacement de 1 à 2 heures avec analyseur Wi-Fi et test débit suffit en général.
